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Patrimoine
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PATRIMOINE
LA COMMUNE
Succursale de la paroisse de Ploumagoar jusqu’en
1790, puis paroisse en 1802, Saint-Agathon a un territoire boisé doté de
nombreux manoirs. Depuis plusieurs années, la commune accueille
l’urbanisation tout en protégeant son agriculture et sa vallée où serpente
le Frout. Le ruisseau qui alimentait plusieurs moulins, s’élargit au cours
de sa traversée sur notre territoire grâce à de nombreuses sources.
Un territoire boisé, sur sa partie Nord–Est, s’étend de
la Forêt de Malaunay au bois Lucas en Pommerit-Le-Vicomte, longeant ainsi
la commune de Le Merzer, pour frôler les frontières de Pommerit-Le-Vicomte
et Pabu. Cette partie de la commune, traversée par le Frout, est
essentiellement agricole.
Au Sud, la frontière avec Ploumagoar est marquée par la voie de chemin de
fer, la zone industrielle de Bellevue et la RN 12 reliant Brest à Paris.
A l’Ouest, l’urbanisation (habitats–commerces) se développe jusqu’aux
portes de Guingamp. La création de la zone commerciale de Kerhollo dans
les années 80 a été un moteur pour le développement de notre commune.
PATRIMOINE ET CURIOSITES
STELES GAULOISES
Au
lieu-dit Ar-Boulbin, sont exposées, depuis 1957, les cinq stèles
découvertes enfouies dans les champs et talus voisins. Ces vestiges,
datant de l’âge de fer, témoignent de l’existence d’une culture ancienne,
plutôt païenne comme en atteste la présence à proximité de cendres
funéraires et de traces d’emplacement de huttes. Les croix chrétiennes
gravées sur l’une d’entre elles sont attribuées au farouche opposant au
paganisme, Saint-Agathon, abbé de Saint-Méen au VIIe et VIIIe siècle.
Ainsi, ce dernier aurait laissé sa marque pour éloigner l’hérésie.
Depuis le 13 janvier 1958, ces stèles sont classées monuments historiques.
Le
Manoir de Kérenez
Le manoir et les deux corps de ferme formant le village de Kérenès,
datent du XIIIe. Ils furent la propriété de la famille Chaillou, puis par
alliance en 1776, celle de la famille Desjars de Keranrouë, qui
appartenait à l'ancienne noblesse de l'Argoat. L’accès à la propriété se faisait par l’allée
privative de Kernoble. Cet accès reste de nos jours matérialisé par des
chênes centenaires.
Après plusieurs cessions successives, le manoir et ses annexes sont vendus
séparément. La maison bourgeoise avec sa tour surmontée d’un pavillon
insolite devient propriété de la famille Bour, elle possède une
magnifique cheminée du XVe provenant des anciens bâtiments victimes de
plusieurs incendies. Les corps de ferme jouxtant celle-ci deviennent
respectivement propriété des familles Le Guen et Gouriou.

Le Manoir de Kerlann
Construit en 1661 en lisière de la Forêt de Malaunay,
cette bâtisse appartenait il n’y a pas longtemps encore à Madame de
Perrien de Chavagnac. La famille de cette dernière la tenait, paraît-il de
la famille Rouget de L’Isle. Une tour carrée au Nord abrite un escalier
qui permet l’accès à l’étage. Côté Sud, une remarquable porte appareillée
donne à cette agréable maison de ferme, tenue par la famille Jaguin, un
charme particulier. Un mystère plane sur cette demeure : un passage
souterrain la relierait au manoir de Kerleino En effet quelques cavités
découvertes par les nouveaux propriétaires, lors de travaux, permettent de
conforter cette hypothèse.

Le Manoir de Kerlaino (1681)
Propriété sous l’ancien régime du sieur Bertrand Le Brun, Seigneur de
Kerleyno, ce magnifique manoir fut restauré par Jacques Le Brun du Lojou
au XVIIe. Ce notable guingampais, ayant fait fortune dans le négoce du
vin, intègre la noblesse et acquiert bon nombre de demeures somptueuses à
Roudourou et Bourbriac.
Converti en maison de ferme et mal entretenu durant le XXe, le manoir,
sous l’impulsion de M. de Kerpezdron, retrouve ses origines et sa
splendeur à l’aube du XXIe siècle.
La ferme de la métairie noble de Kerlaino Crech Saint (1763) donnait de
bons rapports à Louis Jean Le Brun, seigneur de Kerlaino. Elle fut achetée
en 1914 par Jean-Marie Bono et est restée, depuis, dans la famille.
L’église
L’église néogothique de Saint-Agathon a été bâtie sur
les ruines d’un ancien monastère tenu par des moines rouges dont les
quartiers étaient à Pont-Melvez. La construction dirigée par P. Léon,
Maître d’œuvre, va durer de 1854 à 1857. Les pierres de granite beige, qui
ont servi à l’élever, proviennent des carrières de l’Ile Grande. Elles ont
été charroyées par les paroissiens de l’époque qui ont ainsi apporté leur
contribution à l’édifice.
D’importants travaux ont été réalisés de 1999 à 2002 pour assurer la
sécurité des paroissiens et redonner des couleurs au monument. En effet la
charpente exerçant une pression sur les murs de soutien menaçait la
stabilité de l’édifice.
Chapelle
Notre Dame de Malaunay 1702-1707
Dédiée à Sainte Apolline, entourée de chênes
centenaires, la chapelle a été élevée en action de grâce après la capture
des Courqueux (famille de brigands qui rançonnait les voyageurs
traversant le Bois du même nom). Une tourelle circulaire est appliquée au
chevet.
Un pardon y est célébré tous les ans. Les pèlerins se rendent à la
fontaine et déposent une gerbe sur le monument commémorant la mort de
salésiens de Coat-an-Doch fusillés par les Allemands le 7 août 1944.
Autrefois, la fontaine en eau était un lieu de pélerinage, les villageois
lui attribuaient les vertus de guérir les eczémas et d’aider les jeunes
enfants à marcher.

MOULIN DE KERMORVAN
Le dernier des moulins alimenté par le Frout sur la
commune, il précède un autre moulin dont on ne voit plus que quelques
vestiges. Les randonneurs se promenant au fond de la vallée empruntent les
nombreux biefs servant aujourd’hui de chemins creux fort agréables.
Le Frout et les fontaines
Le Frout prend sa source en St-Jean-Kerdaniel dans le bois de Malaunay,
ses méandres traversent la commune sur environ 10 kilomètres, pour se
jeter dans le Trieux au pont de Squiffiec. Les pêcheurs affûtés peuvent
sortir quelques truites Farios de belles tailles, on y trouve aussi
(paraît-il) quelques écrevisses…
Le ruisseau est alimenté par de nombreuses sources et fontaines. Les
principales sont actives toute l’année : Les quatre vents, Poulmo, Goas ar Gres, Rest quélen, Feunteun Wenn, et Saint-Patern.
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